A propos du Communiqué du Quai d’Orsay – Ministère des Affaires Etrangères – Paris

140207-babacar-gaye.République centrafricaine – Nomination du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la MINUSCA (16 juillet 2014)

« La France salue la nomination de M. Babacar Gaye au poste de représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la République centrafricaine et de chef de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies (MINUSCA).Il reviendra à M. Gaye de conduire l’action des Nations unies sur le terrain pour assurer la protection des civils, permettre la stabilisation du pays et favoriser la sortie de crise. Déjà à l’oeuvre sur le terrain dans les domaines civils, la MINUSCA prendra le 15 septembre le relais de la force de l’Union africaine (MISCA). Dans la mise en oeuvre de son mandat, elle sera soutenue par l’opération Sangaris et les forces européennes présentes en République centrafricaine.

M. Gaye, dont nous saluons l’action depuis un an à la tête du bureau intégré des Nations unies en République centrafricaine (BINUCA), pourra compter sur le plein soutien de la France dans l’accomplissement de sa mission. » Si j’en juge par le contenu de ce communiqué, il apparaît clairement qu’en ce qui concerne l’engagement de la France en Centrafrique, les choses sont entrain d’évoluer. Dans la perspective du transfert d’autorité de la MISCA à la MINUSCA à compter du 15 septembre, la France laisse peu à peu le premier rôle à l’ONU. Ce n’est pas une surprise …

Par ailleurs, je reprends ci-après les propos du Représentant permanent de la France auprès de l’ONU qui rappelle que » la transition politique ne serait possible qu’en s’engageant dans le domaine de la réconciliation nationale ». C’est bien la mission que le Think Tank « Vivre Ensemble » entend mener -avec d’autres – sur le terrain …

« Deux mois et demi après l’adoption de la résolution 2149 qui prévoyait le déploiement de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine), le Conseil de sécurité s’est réuni le 24 juin 2014 afin d’entendre plusieurs orateurs sur la situation en RCA (République centrafricaine). Mme Phumzile Mlambo-Ngucka, directrice exécutive d’ONU Femmes, a rendu compte d’une situation alarmante pour les femmes et les enfants après son déplacement à Bangui. Elle a demandé au Conseil son soutien aux femmes centrafricaines qui luttaient pour survivre. Elle a appelé à ce que toutes les femmes soient représentées dans le processus politique.

Le général Babacar Gaye, représentant spécial du Secrétaire-général à Bangui, a fait état de violations des droits de l’Homme et de violences sectaires sur le terrain. Il a évoqué une situation politique encore instable. Il fallait renforcer la composante civile de la MINUSCA en vue de faciliter la transition de la MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine) vers la MINUSCA en septembre. Lors des consultations à huis-clos qui ont suivi, le représentant permanent de la France a rappelé le besoin urgent d’aide humanitaire pour les femmes et les enfants, premières victimes du conflit en RCA. Il a rappelé que la transition politique ne serait possible qu’en s’engageant dans le domaine de la réconciliation nationale. Il a appelé les Nations unies et l’Union africaine à continuer à travailler sur la préparation du transfert d’autorité entre la MISCA et la MINUSCA le 15 septembre prochain. »