Mon point de vue sur les conditions de la libération des otages de BABOUA

Préfecture de la NANA-MAMBERE

Préfecture de la NANA-MAMBERE

Les otages de BABOUA ont retrouvé la liberté après une année de captivité, conséquence d’une action crapuleuse et criminelle dont le dénouement aurait pu avoir lieu en août 2015 juste un mois après leur capture par les hommes de Koum Tan Madi Martin alias Général MISKINE.  Ce dernier vivant grassement et en toute quiétude à Brazzaville après avoir été libéré des prisons camerounaises sans que l’on ne connaisse ni les détails ni les motivations des « facilitateurs » qui ont joué une influence décisive, tout autant que pour son exfiltration vers Brazzaville où il s’est rallié au groupe dit de NAIROBI.

Le gouvernement de la République doit maintenant se donner les moyens d’éloigner les délateurs de certains cabinets ministériels pour rechercher les réponses à « Qui – Que – Quoi  » et  enfin comprendre les enjeux sécuritaires en recherchant les informations justes auprès des bons interlocuteurs afin de prendre des décisions justes. Il faut enrayer la nouvelle criminalité qui continue à se développer à une vitesse astronomique et le blanchiment de l’argent sale par le financement de l’insécurité qui gangrène le pays. La tâche est immense, difficile et à la hauteur des espérances de la Nation toute entière. Et il y a urgence à agir …

Le gouvernement doit établir clairement le rôle des uns et des autres pour enfin asseoir un véritable plan national de sécurité. Que les pyromanes deviennent les pompiers et mieux qu’ils prospèrent en toute impunité en faisant fonctionner – aux yeux de tous et sans être inquiétés –  une véritable industrie du crime  est une des CONTREVALEURS qui minent la Nation centrafricaine.

Qui a véritablement imposé à KOUMBA MADJI de libérer les otages ? En premier les Camerounais,  mais dans quelles conditions et avec quelles contreparties ?  Rendons hommage aux notables, représentants de l’Etat et autres anonymes centrafricains – nos compatriotes –  qui ont perdu une année de leur vie par la faute de voyous qui ont fait de la prise d’otages une activité rémunératrice sur cette terre de paradoxes, notre chère Centrafrique.

Souhaitons au Sous Préfet, au Maire et au Pasteur un bon retour auprès de leur famille. Dans le calme, la paix, la joie et la chaleur d’une communauté enfin réunie après une si longue et douloureuse épreuve…