Christophe Gazam Betty Parle de Solutions Incontournables pour la RCA

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PROPOSITIONS DE SORTIE DE CRISE ET DE RELANCE DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Le THINK Tank VIVRE ENSEMBLE en CENTRAFRIQUE  s’appuie sur trois piliers, contenus dans Le Pacte Républicain initié avec le concours et l’appui de l’Institution de la San’t EGIDIO de Rome. Ce pacte fait suite à l’appel de Rome signé par un panel représentatif des forces vives de la Nations et des Institutions de la Transition. Le Pacte Républicain a été scrupuleusement été mentionné dans la Résolution 2027 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, comme la voie crédible pour mener une politique cohérente et intelligente de Réconciliation Nationale Nous devons inviter de manière pertinente les nouvelles Autorités de la Transition à s’inspirer de ce Pacte qui est un socle moral et éthique….

1-     La consolidation de la paix

2-     La réconciliation nationale

3-     La reconstruction politique

La crise centrafricaine doit être considérée comme une œuvre de destruction humaine, responsable des morts et des déplacements massifs de populations. Il nous est donc important de définir les perspectives d’avenir et de la reconstruction nationale. Ce colloque fait suite aux actions déjà menées par CNRJ à BANGUI  ces dernières semaines en vue de la promotion de la valeur humaine universelle et bien entendu des valeurs nationales centrafricaine de paix et de dignité.

Sur le premier pilier

Il n’y a pas d’autre alternative à la question  de remettre les Forces Armées Centrafricaines dans leur fonction régalienne en leur donnant les moyens de leurs missions et en les réconciliant avec la population et avec un travail essentiel de dépolitisation au niveau des officiers supérieurs surtout.

Ce sera sur cette force que la MISCA et SANGARIS doivent s’appuyer pour éradiquer la chienlit qui s’est installée et autour des FACAS intégrer ceux qui non seulement en ont les capacités physiques et intellectuelles et qui sont dans les différents mouvements de rébellion et autres milices.

La volonté politique doit être ferme quant à la sécurisation des engagements pris par les uns et les autres pour inspirer confiance à la communauté internationale dans son appui à la Centrafrique Pour cela il faut au gouvernement de la république un cadre juridique précis et implacable réglementant la lutte contre le terrorisme, le grand banditisme, et la criminalité nouvelle par une nouvelle redéfinition et une nouvelle formule de prévention et surtout de sanctions. Ceci est un impératif catégorique pour que l’Etat agisse en toute légalité et retrouve sa légitimité bafouée depuis de longues années

Le désarmement forcée et sans que cela soit un sujet de marchandage et de querelle de chapelle et de boutique. On n’a jamais connu une forme de désarmement dit « volontaire » et qui aurait fonctionné C’est une faute politique même de l’envisager. Ce désarmement concerne tout le monde et tout l’espace territorial national. Il faudra nécessairement revoir et adapter certains textes de base en ce qui concerne:

- l’immigration clandestine et oisive et criminelle

- le code de la nationalité qui doit être quérable pour ceux qui veulent l’obtenir parce qu’ils auraient choisi de vivre en Centrafrique en ayant des obligations de respect pour les valeurs traditionnelles positives nationales et universelles que partage les centrafricains au travers de leur langue nationale ciment de l’unité du pays

La nouvelle Constitution du pays ne saurait s’arrêter à une affaire d’experts en la matière. Elle doit s’assurer du consensus maximum pour assurer une base de fonctionnement des Institutions acceptées et voulu par les Centrafricain d’abord et avant tout.

 Le second pilier

Il s’agit de réconcilier les centrafricains entre eux d’abord et avant tout et à partir de cette base les réconcilier au travers de ce qu’ils ont de plus cher et qui fondent leur identité nationale avec ceux qui ont choisi de vivre en Centrafrique sur la base de ses lois et règlements. Des principes politiques clairs doivent guider à la mise en place des structure en charge des questions de réconciliation nationale Il faut bien se garder en la matière de faire du « copie collé » Il y a une originalité centrafricaine et une crise spécifique centrafricaine avec ses causes qui sont les siennes.

Les raisons de la dislocation de la cohésion sociale actuelle doivent être posée sans crainte et sans ambiguïté. Le principe de VERITE doit être le premier des préoccupations. Les fautes commises doivent être identifiées et punies avant le pardon.

Le troisième pilier

Il faut à l’élite centrafricaine repenser son rôle par une « Rupture » dans la conception et l’action politique. La reconstruction du pays ne peut se faire qu’à ce prix. Il faut faire appel aux cadres centrafricains pour concevoir un véritable « Plan Marshall ».

Les élections crédibles incontestables et incontestées ne peuvent se faire que si le pays est en paix et que si la sécurité d’aller et venir est totale et garantie à tous en terme d’égalité de chance face au scrutin .Pour l’heure c’est de la tartufferie d’annoncer à coup de cor et de tambour des candidatures alors que l’on est même pas en mesure d’installer un Maire un Sous Préfet un Préfet une administration territoriale à 50km de BANGUI.

Ceci étant les centrafricains par leur volonté politique de régler leur problème se  retourneront unis vers les partenaires au développement avec sérieux pour prétendre à l’aide internationale. Le gouvernement se doit de faire sans délais l’inventaire des ministères qui représentent un fort taux du PIB  tel que le ministère des mines des eaux et forets et moderniser le traitement des finances publiques au travers d’une informatisation de tous les système des impôts douanes et trésor public pour une bonne gouvernance.

Je vous remercie !