Augustin To-Sah Be-Nza Vice-président du RDC et Député de Centrafrique condamné pour corruption en France

En 2013, l’histoire avait déjà fait grand bruit…

Augustin To-Sah-Be-Nza

Augustin To-Sah-Be-Nza

Augustin To Sah Be Nza, alors Directeur des services financiers de la mairie de Villeneuve-le-Roi (France) avait été démis de ses fonctions sur décision du maire (UMP), Didier Gonzalès. Cette décision faisait suite à sa condamnation par le tribunal de grande instance de Fort-de-France à 2 ans et demi de prison, 150000 € d’amende et 5 ans d’interdiction d’exercer des fonctions dans le service public. Augustin To Sah Be Nza était jugé en tant qu’ancien Directeur de la Communauté de Communes de l’Ouest Guyanais (CCOG), pour corruption passive et favoritisme dans une affaire d’attribution illégale de marchés publics entre 2003 et 2009, impliquant un ancien ministre (UMP) Léon Bertrand. Le prévenu avait appel de cette condamnation qui vient d’être confirmée par la Cour d’Appel de Basse-Terre (Guadeloupe/France). Augustin To-Sah-Be-Nza, ancien Directeur Général des Services de la CCOG, écope d’une « peine de deux ans, dont un avec sursis », de « 30 000 euros d’amende » et de « deux ans de privation de droits civiques » (en France, alors qu’il est Député en Centrafrique depuis avril 2016).

Je le dis avec la plus grande fermeté : il est inacceptable qu’un Député de la Nation soit condamné dans un autre pays  et continue à exercer son mandat en Centrafrique en toute impunité. Il en va de la crédibilité de nos institutions. Des mesures urgentes s’imposent qui commandent que Monsieur Augustin To Sah Be Nza ne puisse échapper à la peine qui lui a été infligée par la Justice Française. Et bien entendu qu’il ne puisse plus siéger à l’Assemblée Nationale Centrafricaine.