La MINUSCA et l’affaire des caïds du KM5

On compte sur les doigts d’une main à Bangui ceux qui sincèrement peuvent prétendre qu’ils n’étaient pas informés du projet des « caïds » du km5 de quitter la ville.
Ceux à qui le Président TOUADERA a confié la lourde responsabilité d’assurer la sécurité des biens et de personnes ont pris quelles mesures préventives? Que le premier responsable de la sécurité publique semble s’offusquer et fasse comme si c’est au moment de l’accrochage à GALAFONDO qu’il a eu l’information est une imposture. Comme toujours il dénonce la MINUSCA pour en faire le bouc émissaire de son incompétence notoire.
Sa méthode est connue.Elle ressemble fort aux manoeuvres en usage dans les moments les plus obscurs de l’histoire de la Centrafrique 1965/1989. On voit réapparaître le fichage des uns et des autres, en tentant de porter le discrédit sur telle ou telle personnalité sans aucune preuve.
La remarquable retenue dont on fait preuve au plus haut sommet de l’Etat a sans doute évité jusqu’à présent un destin funeste à bon nombre de nos compatriotes.
En mettant en cause la MINUSCA, sans connaître les faits, de manière aussi peu élégante pour un Ministre de la République, Monsieur BOKASSA met la diplomatie du gouvernement en difficulté. Pire, ses propos atteignent un tel niveau de diffamation et d’incitation a la vindicte populaire qu’ils rendent incompatibles son maintien au sein du Gouvernement.
A Bangui, on connaît bien le personnage, prompt à dénoncer des coups d’état imaginaires par ci par là, montant des cabales de bas étages sur des réorganisations de rébellions de gauche à droite…
Qu’a t-il à gagner à faire flamber le ressentiment contre la MINUSCA ? On peut aussi lui demander légitiment ce qu’il a fait pour assurer la sécurité des populations…
Afin de rétablir l’exactitude des faits, nous publions ici le communiqué du Ministère Français des Affaires étrangères sur la fameuse évasion pour laquelle Monsieur BOKASSA tente de soulever la population
S’il devait y avoir une enquête parlementaire il faudrait nécessairement l’élargir en premier lieu aux activités du Ministère de la Sécurité publique.

Communiqué du Quai d’Orsay : République centrafricaine – Nations unies – Minusca (13-14 août 2016)
La France salue la qualité de la coopération entre les forces de sécurité centrafricaines et la Minusca, qui a permis l’arrestation par la mission des Nations unies de 11 éléments d’un groupe lourdement armé tentant de rejoindre la localité de Sibut.
Cette opération témoigne de la détermination de la mission à mettre en oeuvre le mandat que lui a confié le Conseil de sécurité des Nations unies. En le renouvelant le 26 juillet 2016, le conseil a fixé à la mission l’objectif de réduire la présence des groupes armés et la menace qu’ils représentent.
La France soutient la poursuite de cette coopération et le maintien d’une attitude ferme vis-à-vis des groupes armés, afin de renforcer l’État de droit, de traduire les auteurs d’exactions en justice et de renforcer la stabilité du pays.

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