Centrafrique, la difficile promotion du dialogue pour un retour à la paix

CAR NEWS à publié le 5 Octobre un article de Monsieur AYANDHO qui a le mérite de poser de nouvelles bases de réflexion. J’y réponds par ces quelques propositions…

La réconciliation et l’exigence de mise en place d’une soi disant « Commission Vérité » paraissent incompatibles compte-tenu de la nature particulière de la crise que connait la Centrafrique. Il faut changer de paradigme. Les parades dans les églises, les mosquées et les temples ne permettront pas de régler la crise sur le fond.

Ancien Ministre en charge de la Réconciliation et de la Promotion de la Culture Civique j’ai toujours refusé de privilégier l’analyse des origines de cette crise sous le seul angle confessionnel. En réalité, le pays a majoritairement en face de lui de véritables bandits de grands chemins (dont certains sont recherchés dans leur pays d’origine) qui ont décidé de mettre la Centrafrique en coupe réglée et de maquiller leurs crimes en leurs donnant un visage pseudo confessionnel. L’absence d’une politique nationale de gestion de l’immigration – comme dans n’importe quel Etat de Droit -  de contrôle des frontières et de séjour des étrangers doit nous préoccuper au plus haut point. Il va de soi que les textes législatifs permettant l’obtention de la nationalité Centrafricaine doivent être revus afin que le pays bénéficie dorénavant d’une immigration choisie et non plus subie. Avec toutes les dérives que nous connaissons…

Nous avons des chômeurs en masse. On devrait assoir une véritable politique de l’emploi par l’entreprenariat privé, seul créateur de richesses et d’emplois et rompre avec la culture obsolète du fonctionnariat comme unique possibilité d’obtenir un travail offerte à nos compatriotes.

Il ne saurait être question de réconcilier sans désarment. Cela doit s’imposer puisque c’est le peuple qui le réclame. Les Centrafricaine doivent se retrouver unis autour de la question centrale du désarmement et du rapatriement.

Enfin, la reconstruction du pays doit être basée sur une répartition équitable des richesses nationales. Les vendeurs d’illusions ont un fond de commerce: la pauvreté. C’est ce fond de commerce qu’il faut éliminer.

Christophe Gazam Betty

Jacques AYANDHO

Jacques AYANDHO

CENTRAFRIQUE: Comment et dans pareilles conditions continuer à devoir et pouvoir promouvoir le dialogue, pour un retour à la paix et au pardon?  Par Jacques AYANDHO

https://centralafricanrepublicnews.wordpress.com/2016/10/05/centrafrique-comment-et-dans-pareilles-conditions-continuer-a-devoir-et-pouvoir-promouvoir-le-dialogue-pour-un-retour-a-la-paix-et-au-pardon/

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